Témoignage de Fanny Cliquez ici

15 oct 2007 Classé dans : Devenir bénévole

Témoignage de Fanny,

bénévole à l’école d’Avril à Septembre 2007

Lors de notre arrivée, l’école abritait 90 enfants, petit à petit le nombre de pensionnaires a augmenté pour rapidement atteindre 166 enfants. 

Il a fallu s’organiser, utiliser les locaux de la meilleure façon possible et apprendre tous ensemble à gérer un nombre important d’enfants.Les trois premiers mois de la mission ont donc été consacrés à la mise en place de la nouvelle école et à l’accueil des nouveaux enfants.

Photo de groupe

 

A leur arrivée, nous les avons pris en photo, nous les avons répertorié en vérifiant leur identité, en leur donnant une référence, nous avons reconstitué leur histoire à travers leurs récits et les documents officiels, et transcrit leurs dates de naissance du calendrier népalais au nôtre. Tout ceci paraît simple mais le manque de documents officiels au Népal complique souvent les choses et le simple fait de vérifier un nom de famille peut pendre énormément de temps.

Après l’accueil de ces nouveaux élèves, il a fallu également aider à la gestion de l’intendance. Les enfants souvent arrivés sans aucun bagage, nous avons donc procédé à un inventaire des malles des « anciens » en redistribuant les habits trop petits ou en surnombre, nous avons également procédé à l’achat de différentes affaires comme des sous-vêtements, des tshirts, des serviettes de toilettes et de petits jeans. Le fonctionnement de l’école en elle-même a également été modifié suite au déménagement, les enfants étant maintenant quasiment tous scolarisés à l’école Chantal Mauduit, seuls 5 élèves en classe 8 et 9 restent scolarisés à l’école Excelsior.

Après le recrutement de nouveaux professeurs par Kamal, il a donc fallu racheter de nouveaux livres, cahiers, trousses et autre matériel scolaire. L’organisation de l’école s’est ensuite mise en place petit à petit et nous avons pris part à la gestion du quotidien.

Notre journée type se déroulait à peu près de la manière suivante :

• Lever vers 5h30

• Réveil des enfants à 6h00

gymnastique matinale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

• Gymnastique matinale de 6h30 à 7h00

• Aide au service du petit déjeuner de 7h00 à 8h00

• Préparation des enfants pour l’école jusqu’à 9h00 (changement de vêtements, distribution des uniformes, coiffage…)

 

La classe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

• Tenue de la classe “playgroup” (équivalent à notre première année de maternelle en France) de 9h00 à 11h00 (jeux éducatifs, découverte de l’écriture et de la lecture de l’alphabet…)

 

Le réfectoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

• Aide au service du déjeuner à 11h pour les petites classes et à 12h pour les plus grandes

• Surveillance du goûter à 16h

• Jeux en extérieur avec les enfants jusqu’à 17h30

• Tenue de la classe du soir “playgroup” jusqu’à 19h00

• Aide au service du dîner de 19h00 et 20h00

Charlotte partait souvent en déplacement afin de visiter la vallée de Katmandou conformément à son projet de réalisation d’un circuit touristique dans les environs. Quant à moi, je suis restée la plupart du temps dans l’enceinte de l’école, au milieu des enfants, à aider le personnel. En effet, le nombre d’encadrants sur place était un peu juste aux vues du nombre d’enfants à surveiller, actuellement l’embauche de deux personnes supplémentaires semble avoir réglé ce problème. 

Fanny et les enfants 

J’ai passé à l’école 5 mois merveilleux et riches en émotions.

Voir ces enfants rire, jouer et étudier, avec pour seul souci celui de faire correctement leurs devoirs, en connaissant leur histoire, est tout simplement merveilleux.

Fanny Godey

Dans un article paru dans “La liberté de l’Est” daté du 27 mars 2008, Fanny nous donne ses impressions sur un pays qu’elle a eu du mal à quitter. 

Télécharger l’article “Une archéenne habitée par le Népal”(PDF)

Témoignage de Carine D. Cliquez ici

15 juin 2006 Classé dans : Devenir bénévole

Témoignage de Carine,

bénévole à l’école de novembre 2005 à mai 2006

Passionnée de Montagne depuis le plus jeune âge, je me suis engagée auprès de plusieurs associations de solidarité en France et à l’étranger réunissant deux thèmes qui me sont chers : la montagne et les enfants. Au delà de cet engagement, j’ai souhaité aller plus loin dans mon investissement et apporter mes compétences professionnelles et personnelles pendant une période de 6 mois auprès de l’association Chantal Mauduit que j’ai rejointe depuis trois ans en tant que marraine.

Tout au long de mon séjour, mes activités se sont partagées entre la recherche de nouveaux locaux à louer ou à construire pour envisager l’avenir de l’école et de l’association, la participation aux tâches administratives pour seconder Yam le directeur, l’encadrement de certains cours du soir pour les élèves de CMA, l’utilisation de la nouvelle bibliothèque créée par les deux bénévoles Fabienne et Stéphanie qui m’ont précédé au moins d’octobre, le suivi de la correspondance entre les enfants et leurs parrains, la réalisation de quelques activités ludiques auprès des enfants, ainsi que l’organisation de la venue de la chanteuse Jenifer, à l’école en avril dernier.

Les conditions de vie

Dans les premiers jours de mon arrivée, j’ai été particulièrement touchée par les conditions de vie, l’extrême misère et le niveau d’hygiène déplorable de ce pays. Autant de détresse ne peut laisser indifférent et j’ai ainsi mesuré au fil des mois qu’un petit engagement pouvait rendre de grands services pour un pays comme le Népal.

Je me suis aperçue rapidement que les conditions d’hygiène que nous offrons aux enfants de l’association sont déjà nettement supérieures aux conditions de vie de bon nombre de népalais. Cette chance, les enfants en sont totalement conscients et il est bouleversant de lire dans leurs yeux combien ils nous remercient constamment de pouvoir saisir l’opportunité d’étudier et d’envisager un avenir peut-être meilleur…

Il est remarquable de voir leurs visages rayonner chaque jour d’un large sourire et de constater qu’ils forment ensemble une famille où ni les chamailleries, ni les pleurs n’ont leur place…  Leurs journées sont pleines de joies, de jeux et surtout de travail.

Le rythme népalais

Ici la première sonnerie retentit à 6h pour tous les enfants (de 5 à 16 ans). La journée débute par 1h de gym ou de révisions des leçons avant de descendre prendre le petit déjeuner. Puis, chacun remonte se préparer (se laver, s’habiller et même cirer ses chaussures…) avant de redescendre vers 8h30 pour le rassemblement général qui ressemble à nos yeux d’occidentaux à un défilé militaire, tous rangés par ordre de taille et au cours duquel ils entonnent l’hymne national népalais.

La classe débute à 9h et ils ne connaissent pas les récréations. Seulement quelques intercours lorsque leurs professeurs changent de classe. L’école se termine à 16h. Ils ont alors 1h de jeux (billes, basket, badminton, ping-pong) avec du matériel de fortune. Le temps d’un goûter puis à 17h30, ils retournent en étude pendant 1h30 avant le repas du soir. Mais la journée n’est pas finie puisqu’ils iront à nouveau en étude jusqu’à 21h pour les petits et 22h pour les grands.

Il ne faut pas compter sur les week-ends pour se reposer car le samedi est réservé au nettoyage de leurs chambres et des parties communes. Le lever se fait quasiment à la même heure et l’on peut voir très rapidement tout ce petit monde s’organiser sans que rien ne soit demandé afin de ranger et nettoyer.

La cuisine

Un mot sur la cuisine pour vous dire que Manke le cuisinier de l’école, aidé par Chanchala mettent vraiment beaucoup d’amour dans la préparation quotidienne des repas. Les enfants se régalent ainsi midi et soir du plat traditionnel népalais appelé “Dal Bhat” qui signifie soupe de lentilles et riz. Ces deux composants sont invariablement les mêmes mais sont accompagnés de curry, de légumes, de viande, de poisson qui est différents chaque fois.

Les fêtes de fin d’année

Noël est une fête qui n’a aucune signification au Népal. De la même façon, le Nouvel An et notre calendrier ne correspondent à rien dans ce pays. Ici, le 31 décembre 2005, nous étions le 18 du 9ème mois du l’année 2062. La nouvelle année se fêtant chez eux aux environs de mi-avril. Les seuls points communs que nous avons sont donc  les 7 jours de la semaine, à l’exception près qu’ici le jour chômé est le samedi et non le dimanche.

Tout ceci pour vous dire que la fin d’année a ici un goût tout à fait différent. Même si je ne vous cacherai pas que les Népalais ont le sens de l’accueil et surtout de plus en plus celui du tourisme (qui est quasiment le seul commerce qui permette de faire vivre ce pays). Ainsi pendant deux semaines, ils sont les premiers à nous (occidentaux) souhaiter à tout va “Merry Christmas” et “Happy New Year”…

Message d’espoir

La découverte de ce peuple et de cette vie axée sur des valeurs essentielles ne peut laisser quiconque insensible. La richesse la plus importante n’est pas dans ce que l’on voit, mais dans ce que l’on ressent, …

Et il reste à espérer que le temps, les touristes, le commerce, la course à la mondialisation, et surtout le régime politique toujours instable, sans parler du problème des révolutionnaires Maoïtes, ne détruiront pas leur identité et toute la chaleur et la générosité qui caractérisent ce peuple.

Enfin, pour conclure sur l’école et son fonctionnement, je voudrais souligner le courage et la détermination de Yam et son équipe pédagogique qui apportent à ces enfants que nous parrainons tout l’amour et l’encadrement nécessaire pour les lancer du bon pied dans la vie !

Que chacun des membres de l’association soit conscient que les enfants ne vous oublient pas et qu’ils vous sont tous 1000 fois reconnaissants pour votre aide qui leur permet d’envisager un avenir possible dans leur merveilleux pays qu’est le Népal !

Carine Dussour 

Témoignage de Ludovic Cliquez ici

10 juin 2005 Classé dans : Devenir bénévole

Témoignage de Ludovic,

bénévole à l’école de septembre 2004 à mai 2005

Je suis parti début septembre 2004 pour Katmandou dans le but d’apporter aux enfants de l’école une activité basée sur la photographie, et travailler sur les possibilités de création d’un livre imagé sur l’école au Népal, les enfants, et le pays lui-même. 

La semaine de mon arrivée a permis de découvrir les enfants, d’établir les premières relations avec eux afin de leur donner une idée du but de mon action, d’évaluer leurs connaissances dans ce qu’ils savaient déjà de la photographie, et bien sûr de laisser le temps de se connaître avant de m’intégrer dans leurs activités. D’autre part, en attendant l’arrivée de Florent, professeur de sport bénévole, j’ai pu faire connaissance avec les membres du staff à Katmandou et découvrir le fonctionnement de l’école. Ne voulant pas arriver trop brusquement dans la vie de l’école, j’ai profité cette première semaine pour apprendre à m’orienter dans la capitale et m’imprégner quelques heures par jour dans un pays que je ne connaissais pas jusque-là. 

A l’arrivée de Florent, nous nous sommes rapidement liés d’amitié et avons pu mettre en place équitablement nos activités dans l’emploi du temps des enfants de la Chantal Mauduit Academy. Les premiers cours ont servi à évaluer les enfants en les laissant librement s’amuser avec les appareils que je leur confiais de façon à définir les activités que je pourrais leur proposer selon leur niveau. 

Nous nous sommes organisés avec Florent pour mettre en place des heures d’études dirigées, qui étaient jusque là des heures de travail libre non surveillées. Au début de ce programme d’aide aux devoirs, seuls les internes pouvaient en profiter, l’école ne disposant pas suffisamment d’espace pour pouvoir garder les externes en même temps. La différence de niveau entre les élèves externes et internes étant importante, nous avons petit à petit changé de système afin que tous les élèves de l’école puissent en profiter. Ainsi les enfants ne vivant pas dans l’école ont pu rester une heure après la fin des cours en bénéficiant ainsi d’une aide pour leurs devoirs, aide que très peu d’entre eux peuvent avoir lorsqu’ils rentrent dans leur famille.  

Vers les mois d’octobre et de novembre, les fêtes nationales de Tihar et de Dashain offrent une quinzaine de jours de vacances aux enfants. Assez peu d’entre eux restent à l’école, la plupart en profitent pour aller dans leur famille, qu’ils n’ont pas beaucoup eu l’occasion de voir durant l’année. Pour les élèves restant à l’internat, Florent et moi avons organisé quelques sorties telles que le zoo, le cinéma ou bien des activités comme, par exemple, une journée durant laquelle nous nous sommes amusés à leur faire découvrir un peu la France. Nous avons avec eux, notamment, préparé un barbecue et des roses des sables. 

Au retour des vacances, nous avons mis en commun avec Florent nos activités en séparant les classes en groupes alternés. L’un suivant les parcours sportifs et l’autre s’exerçant à la prise de vue du groupe des sportifs. Un début de cours théoriques prenant donc son sens dans la pratique par cette première approche, ainsi que par d’autres exercices photographiques en classe et en extérieur à l’aide d’un compact numérique. 

Tout au long de nos missions avec Florent, nous avons également agi sur un plan matériel au sein de l’école. C’est ainsi qu’en compagnie de Chitra, un inventaire complet et individuel des vêtements de tous les enfants et du stock fourni par les parrains a été fait sur plusieurs semaines. Ceci a permis de faire une distribution adéquate des habits et des chaussures et de faire profiter les plus jeunes de vêtements ne convenant plus à certains. 

A partir de mars, j’ai aidé Yam dans ses démarches pour préparer la nouvelle année scolaire débutant fin avril, en même temps que l’année 2062. Je l’ai accompagné dans des recherches pour de nouveaux bâtiments en vue d’agrandir l’école, dans le recrutement de nouveaux enfants et les démarches auprès de leurs parents. J’ai ainsi été chargé d’aller chercher une fillette dont la maman vit dans la rue. J’étais accompagné de deux grands élèves de l’école, et cette intervention nous a touchés très fortement, eux comme moi, bien que connaissant les conditions de vie des Népalais. 

Ma mission à Katmandou s’est conclue par l’accueil d’un groupe d’élèves d’une école française jumelée avec la CMA. Dans le cadre d’un projet pédagogique, une vingtaine d’adolescents d’un collège de Savoie sont venus, encadrés de leurs professeurs et de leur directrice, afin de rénover la salle de classe Nursery. Ils se sont organisés en divers groupes, se répartissant entre les visites dans la vallée et les travaux à effectuer à l’école. Grâce à leur motivation, leur sens pratique et l’ouverture d’esprit qu’ils ont pu acquérir durant leur séjour, l’école a bénéficié de nouveaux mobiliers de classe et de la rénovation d’une partie de ses locaux. Après beaucoup de difficultés au début pour mettre en relation les enfants des deux mondes, ils se sont au final très attachés les uns aux autres. 

Début mai, ma mission s’est terminée en accueillant Pauline, bénévole qui arrivait pour reprendre l’activité photo et le projet de départ du livre. Hors du cadre de l’école, j’ai pu passer vingt jours à me préaprer au retour, tout en gardant quelques liens avec les enfants et les membres de l’école. Tout au long de mon séjour, j’ai eu la chance de les connaître un à un, et de leur apporter j’espère, autant qu’ils ont pu eux-mêmes me donner. J’ai eu la chance d’aider ces enfants dans leur scolarité et dans leur environnment, et d’aider les professeurs et les membres de l’école avec qui j’ai eu la joie de partager beaucoup de rires. 

En plus d’avoir découvert un pays et un continent que je ne connaissais pas, j’ai rencontré des êtres que chaque parrain et membre de l’association peut être fier d’aider et de soutenir. 

Ludovic Michel

Témoignage de Florent Cliquez ici

15 sept 2003 Classé dans : Devenir bénévole

Témoignage de Florent, bénévole à l’école en 2003

De début mai à début août 2003, j’ai été bénévole à la Chantal Mauduit Academy de Katmandou. Ma mission consistait à m’occuper des enfants dans des activités et initiations, leur faire travailler essentiellement les langues, m’occuper d’ateliers et organiser tout ce qui me semblait bon d’organiser !

Durant les trois mois, les élèves ont toujours été en cours, il n’y a pas eu de vacances. De plus, l’équipe enseignante était au complet. Cependant, il y a évidemment des choses à faire et le travail ne manque pas à qui sait le trouver ! J’avais été prévenu par d’anciens bénévoles que ma première tâche en arrivant à la Chantal Academy serait de déterminer mes possibilités d’actions auprès des enfants et de mon emploi du temps. Effectivement, l’école est organisée avec toute son équipe et c’est aux bénévoles de s’intégrer dans l’emploi du temps et de se trouver des activités. Voici donc les différentes tâches qui m’ont occupé durant ces 3 mois :

Le remplacement des professeurs absents : il m’était possible d’enseigner toutes les matières, car tous les cours sont donnés en anglais, sauf évidemment le népali.

Etude dirigée et aide aux devoirs

Les cours de français : il m’a été difficile de déterminer des heures fixes de cours de français avec les élèves. Mais j’ai quand même pu leur donner quelques cours qui s’organisaient toujours à l’improviste ! Je leur ai fait travailler essentiellement la prononciation, apprendre quelques mots de vocabulaire de base (présentation, chiffres…) mais je me suis aperçu qu’ils l’avaient déjà appris avec d’autres bénévoles et avaient tout oublié faute de pratique. Il y a donc de grandes chances pour qu’ils l’oublient à nouveau.

Activités diverses avec les enfants : les jours de repos sont consacrés aux jeux et activités sportives ou artistiques, il est toujours facile d’organiser des petits tournois de sport, cartes, échecs ou de “Puissance 4″ ou encore de profiter de tous les livres éducatifs. La plupart des enfants sont d’ailleurs très demandeurs et adorent apprendre de nouvelles choses. Durant quasiment tous les week-end était prévu un temps “dessin” qui réjouissait énormément les enfants. La musique, le chant et la danse sont aussi des activités régulières.

Correspondance Enfants - Parrains

Le travail administratif avec Yam : tout au long de mon bénévolat, j’ai beaucoup travaillé avec Yam au niveau administratif, pour l’organisation de l’école, pour les traductions ou rédactions de dossiers en français ou en anglais. Il est d’ailleurs indispensable que les volontaires français parlent couramment anglais et soient un minimum habitués à travailler sur informatique, même s’ils ne font aucun travail administratif.

Le recrutement de nouveaux élèves, visites et rencontres avec d’autres organisations : pour le recrutement des nouveaux élèves, j’ai eu l’occasion de visiter avec Yam quelques autres organisations. Ces différentes visites et rencontres sont très importantes pour la reconnaissance de l’école et de l’association à Katmandou. Lors de ces visites, j’ai pu me rendre compte que les enfants de la Chantal Mauduit Academy avaient une qualité de vie et d’enseignement supérieure à celle de beaucoup d’enfants dans d’autres organisations. J’ai pu remarqué la mauvaise gestion de certaines associations et surtout la mauvaise utilisation des fonds reçus. Il existe tout de même d’autres organisations bien gérées et qui accomplissent un très bon travail pour les enfants.

La vie de l’école

La vie quotidienne de l’école est évidemment organisée autour de celle des enfants. Ils se lèvent tôt le matin, vers 5h30. Un temps de travail personnel est prévu de 6h à 7h. A 7h ils prennent leur petit déjeuner. Ensuite ils jouent ou continuent à travailler. A 8h, ils se préparent et enfilent leurs uniformes pour les cours qui commencent à 9h. Les cours sont précédés d’un rassemblement dans la cour avec chant de l’hymne national comme dans toutes les écoles népalaises. Les cours ont lieu de 9h à 12h et de 13h à 16h. A 16h les enfants enlèvent leurs uniformes, prennent un goûter et jouent jusqu’à 17h. De 17h à 19h a lieu l’étude dirigée, ce temps représente le plus important moment de travail personnel des enfants et permet de les aider individuellement. A 19h, ils prennent le dîner et ensuite jouent, regardent la télévision ou continuent à travailler. Les enfants se couchent entre 21h et 22h selon leur âge.

Durant les jours de repos il n’y a pas d’emploi du temps précis à part pour les heures de lever, coucher et repas. Une partie du samedi matin est généralement réservée aux petites tâches ménagères et au rangement des espaces communs. Le reste du temps est organisé “sur le coup” selon les conditions climatiques ou les évènements particuliers. Il est généralement rempli par des jeux, vidéos et toutes activités décrites auparavant.

Les relations avec les enfants

Mes relations avec les enfants ont été une source de joie à tout moment. La communication est facile car la plupart parlent anglais et il est toujours possible de se faire comprendre et de comprendre ceux qui ne parlent pas encore anglais. Tous les enfants sont très gentils et adorent apprendre. Ils ont une énorme soif de connaissance. Il est donc toujours agréable de travailler dans ces conditions. Il faut tout de même faire preuve d’autorité de temps en temps pour ne pas se laisser déborder. Mais ils sont généralement très disciplinés, respectueux et ne refusent jamais une activité ou un travail à faire. J’ai eu l’impression que tous étaient conscients de la chance qu’ils avaient d’être à l’école et, de plus, dans une bonne école. Ils sont tous conscients que leur qualité de vie est bien supérieure à la grande majorité des enfants au Népal. Pour les activités, comme pour le travail, ils sont très demandeurs et s’amusent avec tout ce que l’on peut leur proposer.

Les trois mois passés au sein de la Chantal Mauduit Academy ont été un réel plaisir et une expérience formidable. Le travail avec les enfants, l’équipe enseignante et Yam a été très intéressant et constructif pour tous. Les enfants ont une qualité de vie et d’enseignement exceptionnelle et ceci n’est possible que grâce aux dons de tous les parrains et à la motivation de toute l’équipe à Katmandou, comme à Paris. Une fois arrivés à l’école, les enfants apprennent à vivre sur de nouvelles bases où l’égalité, le respect et la tolérance sont des valeurs essentielles et reçoivent un enseignement très complet. Pour ces raisons, je pense qu’ils sont promis à un bon avenir qu’il leur aurait été impossible d’obtenir sans l’action de l’association et de tous ces membres.

Je tiens donc à remercier l’association Chantal Mauduit Namasté de m’avoir donné la possibilité de travailler dans de si bonnes conditions. Je tiens aussi à remercier tout le staff népalais et plus particulièrement Yam Lama, le directeur, pour leur accueil très chaleureux et le travail que nous avons pu réaliser ensemble.

Enfin, je remercies au nom de tous les enfants, les parrains sans qui rien ne serait possible.

Florent Leroy

Témoignage de Michel et Françoise Cliquez ici

15 fév 2003 Classé dans : Devenir bénévole

Témoignage de Michel et Françoise,

bénévole à l’école d’Octobre 2002 à Janvier 2003

Nous tenons à remercier Yam pour la gentillesse avec laquelle il nous a introduit dans le milieu népalais en répondant inlassablement à nos questions, et pour la patience avec laquelle il a supporté nos manies d’Européens. Nous avons admiré son dynamisme, ses initiatives, son ouverture d’esprit, son sens des responsabilités.

Nous avons apprécié les sorties organisées avec les enfants et nous dans les environs de Katmandou. Nous le remercions particulièrement de nous avoir accueilli dans sa famille à Dhading. Nous avons adoré, malgré la dureté de l’effort, la montée jusqu’à Rigaon et davantage encore l’accueil chaleureux de ses habitants. Nous avons été très heureux de voir évoluer les enfants de l’école dans leur cadre familial.

Nous voulons aussi remercier Sushi pour l’aide qu’elle nous a constamment apportée dans les relations avec les enfants et pour sa coopération dans les activités que nous avons tenté de mener.

Nous sommes enfin très reconnaissants envers Chitra, Kalpana, Manké, la mère de Rita, dont nous avons admiré le dévouement à l’Association et dont la serviabilité nous a touchés.

Nos activités :

Presque tous les enfants étaient retournés en famille à l’occasion des vacances de Dashain et Tihar. Nous en avons profité, toujours en collaboration avec Yam, pour effectuer quelques travaux de rénovation de la maison et divers bricolages. Dans le même temps, nous avons pu nous familiariser avec 5 enfants (Tenzing, Phutti, Rita, Doma et Razu).  Nous les avons un peu fait lire et travailler, nous leur avons donné un cours d’anglais par jour. Nous les avons souvent sortis en ville et leur avons proposé quelques jeux.

Nous avons également mis en place des ateliers de décoration. Il s’agissait d’abord de décorer d’une “fresque” les deux murs du couloir de 20 mètres de long. Nous avons décidé de refléter différents aspects de la vie népalaise :

• carte et symboles du Népal,

• animaux de la jungle du Teraï,

• vie des paysans dans les rizières,

• chaînes de montagnes,

• temples hindouiste et bouddhiste,

• portrait de Chantal Mauduit, etc

Dans la foulée, nous avons fourni aux enfants des pochoirs d’animaux de la jungle pour qu’ils ornent d’une frise coloriée les murs des classes. Comme c’était plus simple, les petits ont pu y participer et se sont pris au jeu avec enthousiasme.

Dans la salle de jeux, nous avons fait des pieds et des mains : chacun des enfants a découpé et colorié l’empreinte de sa main et de son pied ; puis ils ont collé les mains de manière à faire figurer l’envol d’un essaim de mains, tandis que les pieds descendaient en pluie du plafond.

Ensuite, toujours dans la salle de jeux, ce sont des silhouettes de douze d’entre eux dans leurs activités familières (badminton, billes, danse, basket, course, lecture, etc) qu’ils ont coloriées sur les murs.

Nous avons pris en charge chacun une ou deux heures d’enseignement par jour d’anglais et d’expression corporelle. Françoise a particulièrement exploité les ressources de la vidéo après les cours. La méthode Disney a donné de très bons résultats. Se sont ajoutées des cassettes de Harry Potter, Shrek, Charlie Chaplin, et des dessins animés. Un spectacle composé de jeux de masques, de chansons françaises mimées et de danses népalaises a conclu le travail théâtrale et les exercices d’expression corporelle.

Enfin, l’occasion s’est souvent présentée d’aider les enfants à se laver, à se coiffer, à se rhabiller, à réparer leurs vêtements et à jouer avec eux.

Michel et Françoise d’Orgeval