Parrainez un enfant népalais
Témoignage de Michel et Françoise,
bénévole à l’école d’Octobre 2002 à Janvier 2003
Nous tenons à remercier Yam pour la gentillesse avec laquelle il nous a introduit dans le milieu népalais en répondant inlassablement à nos questions, et pour la patience avec laquelle il a supporté nos manies d’Européens. Nous avons admiré son dynamisme, ses initiatives, son ouverture d’esprit, son sens des responsabilités.
Nous avons apprécié les sorties organisées avec les enfants et nous dans les environs de Katmandou. Nous le remercions particulièrement de nous avoir accueilli dans sa famille à Dhading. Nous avons adoré, malgré la dureté de l’effort, la montée jusqu’à Rigaon et davantage encore l’accueil chaleureux de ses habitants. Nous avons été très heureux de voir évoluer les enfants de l’école dans leur cadre familial.
Nous voulons aussi remercier Sushi pour l’aide qu’elle nous a constamment apportée dans les relations avec les enfants et pour sa coopération dans les activités que nous avons tenté de mener.
Nous sommes enfin très reconnaissants envers Chitra, Kalpana, Manké, la mère de Rita, dont nous avons admiré le dévouement à l’Association et dont la serviabilité nous a touchés.
Nos activités :
Presque tous les enfants étaient retournés en famille à l’occasion des vacances de Dashain et Tihar. Nous en avons profité, toujours en collaboration avec Yam, pour effectuer quelques travaux de rénovation de la maison et divers bricolages. Dans le même temps, nous avons pu nous familiariser avec 5 enfants (Tenzing, Phutti, Rita, Doma et Razu). Nous les avons un peu fait lire et travailler, nous leur avons donné un cours d’anglais par jour. Nous les avons souvent sortis en ville et leur avons proposé quelques jeux.
Nous avons également mis en place des ateliers de décoration. Il s’agissait d’abord de décorer d’une “fresque” les deux murs du couloir de 20 mètres de long. Nous avons décidé de refléter différents aspects de la vie népalaise :
• carte et symboles du Népal, • animaux de la jungle du Teraï, • vie des paysans dans les rizières, • chaînes de montagnes, • temples hindouiste et bouddhiste,
• portrait de Chantal Mauduit, etc
Dans la foulée, nous avons fourni aux enfants des pochoirs d’animaux de la jungle pour qu’ils ornent d’une frise coloriée les murs des classes. Comme c’était plus simple, les petits ont pu y participer et se sont pris au jeu avec enthousiasme.
Dans la salle de jeux, nous avons fait des pieds et des mains : chacun des enfants a découpé et colorié l’empreinte de sa main et de son pied ; puis ils ont collé les mains de manière à faire figurer l’envol d’un essaim de mains, tandis que les pieds descendaient en pluie du plafond.
Ensuite, toujours dans la salle de jeux, ce sont des silhouettes de douze d’entre eux dans leurs activités familières (badminton, billes, danse, basket, course, lecture, etc) qu’ils ont coloriées sur les murs.
Nous avons pris en charge chacun une ou deux heures d’enseignement par jour d’anglais et d’expression corporelle. Françoise a particulièrement exploité les ressources de la vidéo après les cours. La méthode Disney a donné de très bons résultats. Se sont ajoutées des cassettes de Harry Potter, Shrek, Charlie Chaplin, et des dessins animés. Un spectacle composé de jeux de masques, de chansons françaises mimées et de danses népalaises a conclu le travail théâtrale et les exercices d’expression corporelle.
Enfin, l’occasion s’est souvent présentée d’aider les enfants à se laver, à se coiffer, à se rhabiller, à réparer leurs vêtements et à jouer avec eux.
Michel et Françoise d’Orgeval
Témoignage d’Aurélie, bénévole à l’école en 2001
Je suis arrivée à Katmandou le 25 janvier 2001 et en suis repartie le 9 mai 2001. J’ai été accueillie par Yam Lama et Nine Desportes dans la maison Chantal Mauduit Namasté. Je souhaite faire partager du mieux possible ma propre expérience dans l’école pour la meilleure évolution du projet dans l’avenir.
Etat des lieux de la maison :
La maison est située à environ 15 min à pied du quartier touristique de Thamel et 25 min environ du Durbar Square et de certains bureaux administratifs (Royal Nepal Airlines, Poste principale, banque…). Elle se trouve en retrait de la rue avec une grande cour devant l’entrée. La maison est plutôt soignée, peintures blanches en très bon état, électricité bien installée avec des prises dans toutes les pièces, et éclairages au néon. À l’extérieur se trouvent un coin pour la lessive entre la cuisine et le mur d’enceinte avec un robinet, des bassines et des cordes à linge et dans la cour il y a un panneau en bambou pour le basket.
Principaux travaux effectués entre janvier et mai 2001 :
• Installation des dortoirs : moquette au sol et deux lits superposés dans le dortoir des garçons ;
• Amélioration des salles de bains : séparation entre les douches et les WC, installation de lavabos sous les robinets, amélioration de la fosse septique ;
• Décoration avec les enfants de la bibliothèque ;
• Installation de portes en verre dans l’entrée avec une armature en fer ;
• Aménagement de la cuisine avec une étagère, un évier et une grande table supplémentaire ;
• Achat de la vaisselle, nettoyage de la cour et peinture du mur d’enceinte.
Le travail de Yam Lama :
Yam travaille beaucoup pour l’école. En effet il vit dans la maison 24H/24 et s’occupe de tout. Il répare ce qui ne fonctionne pas (plomberie, électricité, ordinateur, …), il s’occupe des enfants, du budget, de la cuisine, de la lessive, du ménage, des commandes de meubles ou de travaux, répond aux nombreux e-mails et surtout est responsable. Il sollicite les bureaux administratifs, s’occupe du recrutement des professeurs, accueille les visiteurs.
Son frère Chitra (23 ans) s’est également occupé des enfants, comme un grand frère, il les aidait pour leurs devoirs, jouait beaucoup avec eux. Il participait beaucoup aux travaux de la maison (lessive, cuisine avec Mlanké, courses) en échange du couvert et du toit, pour pouvoir étudier à l’Université de Katmandou. Les Occidentaux au Népal : La vie au Népal, comme on peut l’imaginer, est très différente de notre vie occidentale. Si la vallée de Katmandou commence à se moderniser, à intégrer la publicité, les produits de consommation, et surtout la masse considérable de touristes, les régions qui ne sont pas sur les tracés des treks les plus courants en restent à une exploitation de la terre pour leur survie par des moyens rudimentaires.
Les Occidentaux, touristes en général, parlent tous plus ou moins anglais. L’anglais est donc devenu la seconde langue du pays, certains mots étant même employés par les Népalais pour parler entre eux. Les papiers administratifs sont souvent en anglais, les livres aussi, d’où l’importance pour les enfants de maîtriser cette langue. La solidarité : J’ai été surprise par le peu de solidarité que les Népalais montrent généralement entre eux. Je pense que c’est lié à leur fatalisme (religions, castes), à la misère omniprésente et peut-être la déresponsabilisation qui s’opère avec les associations humanitaires étrangères. “L’aide sociale serait l’affaire des étrangers.” À mes yeux, l’humanitaire est devenu une certaine économie, beaucoup de Népalais travaillent pour des associations qui les payent bien, et si les améliorations sociales sur le terrain ne sont pas dénigrer, je crois peu en une philanthropie générale.
Aurélie